 |
|
Inter-Parlamentary
Forum of the Americas
Foro
Interparlamentario de las Américas
Forum Interparlamentaire des Amériques
Fórum Interparlamentar das Américas
|
|
|
Retour
Groupe
de travail 1Renforcer la démocratie
LA SAINE GESTION PUBLIQUE ET LA CORRUPTION
Les deux séances du groupe de travail 1 se sont déroulées
dans une atmosphère de cordialité et denthousiasme, et la
trentaine de parlementaires présents y ont participé activement.
Durant la première séance, on sest entendu pour dire que
la corruption est un grave problème systémique qui nuit au fonctionnement
et à la légitimité des institutions dans tous les pays.
Les participants ont aussi fait part de leur expérience de la lutte contre
la corruption et ont évoqué la législation adoptée
dans leurs pays respectifs et les efforts de leurs parlements dans ce domaine.
Le groupe a formulé les recommandations suivantes sur la gestion publique
et la corruption:
- Il faut renforcer les institutions politiques et les
rendre plus transparentes et plus indépendantes. Pour ce faire, il
faut réduire les monopoles et la concentration du pouvoir, limiter
le pouvoir discrétionnaire des fonctionnaires et accorder plus dautonomie
et de moyens aux organismes de surveillance, notamment à ceux de lappareil
judiciaire.
- Il faut renforcer le rôle de surveillance des parlements,
notamment pour ce qui est du suivi des mesures budgétaires. De plus,
il faut exercer un contrôle interne sur les parlements et les organismes
gouvernementaux, notamment ceux qui gèrent des ressources importantes
comme les administrations douanières et les services de perception
dimpôts.
- Les médias et les organisations de la société
civile ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la corruption,
en particulier pour ce qui est de surveiller les mesures gouvernementales,
mais ils doivent lexercer avec responsabilité et objectivité.
- Les systèmes déducation ont un rôle
important à jouer dans la promotion de léthique, et des
valeurs et pratiques démocratiques, comme mesure préventive
contre la corruption.
- Étant donné le caractère transnational
du phénomène de la corruption, il est important dinstaurer
une coopération interparlementaire en vue dharmoniser la législation
dans ce domaine, comme la Convention interaméricaine contre la corruption,
ainsi que dans le domaine du financement des campagnes électorales
et des partis politiques.
RECOMMANDATIONS
À la lumière des diverses interventions des participants
du groupe de travail, les recommandations suivantes ont été formulées
:
- Promouvoir dans nos sociétés, par lintermédiaire
du système déducation, les valeurs éthiques et
morales inhérentes à la culture politique démocratique,
en mettant tout particulièrement laccent sur les programmes destinés
aux enfants et aux jeune
- Favoriser le recours aux nouvelles technologies de linformation
et des télécommunications afin de garantir une plus grande transparence
du fonctionnement des institutions gouvernementales et des processus dimpartition
ainsi que des méthodes délaboration, de mise en uvre
et dévaluation des politiques publiques.
- Adopter des codes déthique pour les parlementaires
et les fonctionnaires à tous les niveaux, et veiller à leur
respect. Dans le même sens, inciter les médias à adopter
leurs propres codes déthique professionnelle.
- Prendre les décisions qui simposent pour
ratifier les accords de coopération en matière de lutte contre
la corruption, en particulier la Convention interaméricaine contre
la corruption, et adapter les lois nationales pour quils soient appliqués
de manière efficace
- Harmoniser la législation interaméricaine pour
permettre lexécution des mesures dextradition prises contre
les personnes trouvées coupables de corruption et celles qui fuient
la justice.
- Prendre des mesures législatives pour assurer la légalité
des processus électoraux et la transparence du financement des partis
politiques et des campagnes électorales.
- Mettre sur pied, dans le cadre du FIPA, un groupe de
travail permanent chargé de la lutte contre la corruption et tenir
compte de lexpérience dautres organisations dans ce domaine.
LES DROGUES ET LA CRIMINALITÉ
Après un débat cordial et éclairé
sur le trafic de stupéfiants et la criminalité, le groupe de travail
a reconnu le caractère transnational du problème de la drogue;
il a convenu quil sagit dun problème commun dont la
responsabilité est partagée entre les pays de lhémisphère.
Les participants ont parlé de leur expérience de la lutte contre
le trafic de stupéfiants et la criminalité et ont insisté
sur les coûts sociaux élevés de ces phénomènes
pour leur pays. Le groupe de travail a tiré les conclusions suivantes
au sujet du trafic de stupéfiants et de la criminalité :
- Le problème du trafic de stupéfiants ne peut
être résolu uniquement à léchelle nationale,
mais exige une coopération internationale. À cet égard,
les pays fournisseurs et les pays consommateurs doivent collaborer davantage,
de même que les pays qui servent au transit entre pays fournisseurs
et pays consommateurs.
- Le meilleur moyen didentifier et de résoudre les
problèmes qui existent est dinstaurer des mécanismes dévaluation
multilatéraux plutôt quunilatéraux.
- Les mesures de lutte contre le problème de la drogue
doivent comporter des efforts visant à réduire les coûts
sociétaux.
- Il est essentiel de mettre en place des programmes de développement
de rechange pour résoudre le problème de la drogue, mais il
faut aussi se pencher sur leurs répercussions sociétales.
- On reconnaît leffet dentraînement quont
sur leurs voisins les pays qui adoptent des politiques légitimes de
lutte contre la drogue, et il faut en tenir compte à léchelle
internationale.
RECOMMANDATIONS
À la lumière des diverses interventions des participants
du groupe de travail, les recommandations suivantes ont été formulées
:
Accroître les efforts à léchelle internationale
pour élucider les liens qui existent entre loffre et la demande
de stupéfiants, puisquil sagit dune responsabilité
partagée entre les pays de lhémisphère.
Bien que des mesures dapplication vigoureuses soient nécessaires
pour lutter contre le problème de la drogue, insister sur la nécessité
de trouver des solutions aux coûts sociétaux quentraîne
pour les pays le trafic de stupéfiants.
Favoriser une plus grande coopération internationale, en particulier
de la part des pays consommateurs, pour garantir le succès des programmes
de développement de rechange visant les cultures, car il sagit
dun élément essentiel de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Harmoniser les lois, en particulier pour ce qui touche les saisies et la confiscation
des revenus tirés du blanchiment dargent et du trafic international
darmes à feu et de précurseurs chimiques. De la même
façon, il faut sefforcer de ratifier et dappliquer les accords
internationaux pertinents pour lutter contre le trafic de stupéfiants.
Encourager les initiatives visant à prendre en considération leffet
dentraînement du trafic de stupéfiants sur les voisins des
pays qui ont adopté des politiques légitimes de lutte, et encourager
la coopération internationale entre les pays touchés.
Reconnaître que la meilleure façon de lutter contre le problème
de la drogue nest pas de prendre des mesures unilatérales, mais
de mettre en place des mécanismes dévaluation multilatéraux
par lintermédiaire dorganisations internationales qui encouragent
la confiance mutuelle, le dialogue, la coopération et la collaboration.
Renforcer, par des mesures éducatives à tous les niveaux, les
principes et les valeurs qui décourageront la consommation de stupéfiants
et permettront de lutter efficacement contre le problème de la drogue
et le crime organisé.