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Groupe de travail no 2 - Le problème du crime organisé

Le groupe de travail no2, dont le thème est « Le problème du crime organisé », est présidé par Louis Tull, de la Barbade. Jorge Eastman, de l´Organisation des États américains (OEA), anime la réunion.

Les participants du groupe de travail engagent un débat cordial etéclairé sur le terrorisme, le crime organisé, le blanchiment d’argent et leurs effets sur leurs pays respectifs. Ils parlent de leur expérience dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et le terrorisme, et soulignent l’importance de trouver de nouvelles façons de lutter contre ces problèmes, plutôt que de maintenir les politiques actuelles qui préconisent surtout des mesures de contrôle. Les participants soulignent aussi les travaux législatifs entrepris dans leurs pays pour combattre le crime organisé et les efforts faits pour ratifier les conventions internationales pertinentes.

Recommandations:

Le groupe s’entend sur les recommandations suivantes au sujet du trafic de stupéfiants, du blanchiment d’argent et du terrorisme:

Il faut mieux comprendre les causes et les motifs des actes terroristes. La pauvreté, la corruption, la mauvaise gestion publique, le fanatisme, l’injustice sociale et l’inégalité sont autant de facteurs qui contribuent à l’accroissement du terrorisme et conduisent, par conséquent, à l’insécurité.

Les droits de la personne ne doivent pas être enfreints dans la lutte contre le terrorisme.

Les pays doivent envisager la création d’un réseau de coopération pour partager des renseignements secrets dans le but de prévenir ces crimes.

Il faut faire des efforts pour harmoniser le droit pénal afin que les procédures soient uniformes et ne nuisent pas aux mesures d’extradition.

Il faut faire un effort concentré pour s’attaquer aux sources de financement du terrorisme.

Il faut s’attarder en particulier aux conséquences disproportionnées que subissent les petits pays par suite de l’établissement de ces stratégies de la lutte contre le terrorisme

Il est essentiel de renforcer les institutions gouvernementales démocratiques si nous voulons protéger les droits de la personne.

L’éducation universelle est d’une importance capitale si nous voulons nous attaquer aux causes de la pauvreté et, ainsi, enrayer l’activité criminelle qui en découle.

Les participants expriment leur solidarité à l’égard du rétablissement du dialogue et de l’arrêt des hostilités en Colombie. De même, ils expriment leur préoccupation commune au sujet des conséquences négatives sur les pays voisins d’un élargissement de ce conflit.

Les stratégies pour combattre le trafic de stupéfiants doivent être constamment examinées. L’échec des politiques dites « de tolérance zéro » pour diminuer la consommation ainsi que la difficulté de remplacer les cultures à stupéfiants des pays producteurs et la faiblesse des contrôles du système financier pour éviter le
blanchiment d’argent le financement des réseaux de trafic de stupéfiants soulignent la nécessité d’adopter d’autres stratégies polyvalentes pour combattre ce fléau.

Il faut mettre sur pied un forum pour discuter de façons nouvelles de combattre le trafic de stupéfiants.

Après une longue discussion, le groupe de travail décide d’inclure le point suivant dans le présent rapport, même s’il n’y a pas consensus pour le présenter à titre de recommandation:

Les personnes extradées vers leur pays d’origine parce qu’elles exercent une activité criminelle sont souvent forcées de poursuivre cette activité pour survivre. Le pays qui expulse un criminel devrait fournir des ressources financières au pays d’origine pour aider à la formation et à la réinsertion sociale de la personne extradée.